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Podium 2: Sankara reloaded !? Quelle est la part de l’ « héritage Sankara » dans le processus actuel ?

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Info   Entrée gratuite; Français & Allemand avec traduction simultanée

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Si le Burkina Faso a fait parler de lui au niveau mondial avec les évènements d’octobre 2014, ce n’était pas pour autant une première pour le « Pays des Hommes intègres ». L’ancienne Haute-Volta a été l’objet d’une attention toute particulière dans les années 1980, lorsque le jeune président Thomas Sankara commença à faire parler de lui en engageant, en l’espace de quatre ans, une révolution dont les priorités étaient à la fois la lutte contre la domination étrangère et la corruption, la santé, l’environnement, le droit des femmes, la solidarité internationale et la construction d’un sentiment de citoyenneté burkinabè et d’un esprit civique africain.

Ce programme politique ne vaut pas que des amitiés à Thomas Sankara sur la scène internationale. Le 15 octobre 1987, il est assassiné, au terme d’un complot international auquel participe Blaise Compaoré, alors numéro deux de l’état.

« On ne peut pas tuer les idées, les idées ne meurent pas », disait Sankara peu avant sa mort. Une phrase presque prophétique car bien que la grande majorité des jeunes insurgés de 2014 n’aient connu d’autre président que Blaise Compaoré, Thomas Sankara reste connu et aimé au Burkina Faso et bien au-delà des frontières du pays.

Dans quelle mesure Thomas Sankara a-t-il joué un rôle dans le mouvement de protestation ? D’où vient l’attraction qu’il exerce, son prestige toujours intacte ? Est-il devenu une pure icône pop et, si non, en quoi consiste concrètement cet héritage auquel se réfère la jeunesse du Burkina Faso ? En quoi les éléments clés de sa vision et de sa politique sont-il toujours d’actualité ? En quoi cet héritage peut-il être utile concrètement dans la situation présente ?

En quoi les actions de la société civile et du gouvernement de transition s’inspirent-elles de Sankara ? Que signifierait une politique vraiment « sankariste » appliquée aujourd’hui aux différents champs politiques : souveraineté alimentaire, indépendance réelle vis-à-vis des puissances étrangères, politique économique nationale et régionale ?

Des changements radicaux de direction dans l’esprit de Sankara ont-ils été réalisés ? Ou bien existe-t-il des projets concrets en ce sens ?
L’idéologie de Sankara montre-t-elle des lacunes et quelles sont–elles ? Comment ces dernières pourraient–elles être prises en compte et surmontées dans la situation actuelle ?

Dans les années 1980, sous Sankara, dans quels domaines les résultats n’ont-ils pas été à la hauteur des espérances ? Qu’est-ce qui devrait aujourd’hui être mis en œuvre de façon différente? Où se situe la frontière entre la vision politique de Sankara et la réalité du Burkina Faso et de l’Afrique en général ? Quelle part de l’héritage spirituel de Sankara devrait-on approfondir et développer ?

Avec:

David Gakunzi : Après une carrière de fonctionnaire international, il est aujourd’hui journaliste et écrivain à Paris. Panafricaniste et pacifiste, il a rencontré et fait le portrait de nombreuses personnalités africaines, dont Thomas Sankara. Gazunki est l’un des principaux fondateurs du Centre international Martin Luther King à Kigali (Rwanda), de la Caravane pour la paix en Afrique, de l’université de la paix etc. Il dirige le Paris Global Forum.

Sams’K Le Jah : Activiste, musicien reggae,  co-fondateur avec Smockey du „Balai citoyen“, il s’est fait connaître sur la radio Ouaga FM avec une émission de reggae au ton des plus critiques, suspendue en 2011 pour des motifs politiques. Inspiré par l’héritage politique de Sankara, Sams’K représente lui – aussi une figure tutélaire pour les jeunes du Burkina.

Aziz Salmone Fall : Enseignant en politique, anthropologie et relations internationales à l’université Mc Gill et l’université de Québec. Politologue et panafricaniste, il est l’un des fondateurs du Grila (Groupe de recherche et d’initiative pour la libération de l’Afrique). Il dirige avec un collectif de 21 avocats et personnalités, la première campagne internationale contre l’impunité dans l’affaire de l’assassinat de Thomas Sankara.

Bruno Jaffré est un ingénieur de recherche et écrivain Français. Son intérèt pour Thomas Sankara date des années 1980, quand il travailla quelques années au Burkina Faso pendant la période révolutionnaire. Jaffré a publié en 1997 une biographie de Sankara et gère le site resource www.thomassankara.net. De plus il est le coordonateur de la campagne  „Justice pour Sakara, justice pour l'Afrique“.

Hamado Dipama, ancien étudiant en sciences économiques, du fuir le Burkina Faso en 2001 pour des raisons d'activisme politique. Il vit aujourd'hui à Munich, ou il a été élu porte-parole du Conseil Bavarois des Réfugiés et membre de la Commission consultative des étrangers et s'engage surtout pour les réfugiés et contre le racisme quotidien. Avec le Groupe de Travail sur le Panafricanisme, il organise entre autre tous les deux ans un congrès panafricaniste très remarqué. 

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Le Symposium est organisé dans le cadre du nouveau projet d'AfricAvenir "Notre nombre est notre force" - Les jeunes mouvements démocratiques en Afrique, octobre 2015 – décembre 2016, en coopération avec la Fondation Rosa-Luxemburg et Volksbühne.

Avec l'aimable soutien de Landesstelle für Entwicklungszusammenarbeit bei der Berliner Senatsverwaltung, Brot für die Welt, Auswärtiges Amt, Engagement Global im Auftrag des BMZ.

Partennaires: Arbeitskreis Panafrikanismus, Kulturreferat der LH München, Stoffwechsel e.V., Afrique-Europe-Interact, Vereinigung der in NRW lebenden Burkinabè, AfriCologne e.V., Panafrikanität Afrikanische Diaspora in Europa (PADE), FilmInitiativ Köln e.V.

Partennaires médias: WDR - Funkhaus Europa, Deutsche Welle, Berlin Postkolonial, Humboldt Universität, Club der Freunde von RFI, Piranha Arts AG, Afrikamera, AfroHeat, Rap2soul.de - Black Music Portal, Peli One FM, Faluma.com, AHOI, Zentrum Moderner Orient

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