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Podium 3: Entre Révolte et élections – Où mène la transition ?

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Info   Entrée gratuite; Français & Allemand avec traduction simultanée

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Après la chute de Blaise Compaoré et de courtes mais intenses chamailleries pour le pouvoir au Burkina Faso, c’est l’ancien numéro deux de la Garde présidentielle (RSP), Yacouba Isaac Zida, qui est installé à la tête de l’état.
S’ensuivent deux semaines de discussions continues entre tous les groupes importants de la société civile en vue de la mise en place d’un gouvernement de transition dirigé par l’ancien diplomate Michel Kafando, à la présidence, et Zida au poste de premier ministre. Une « Charte de transition » est adoptée à l’issue d’un dialogue entre politiques, militaires, membres de la société civile et représentants ecclésiastiques. Dissous, le Parlement est remplacé pendant les 11 mois de la transition par le Conseil National de la Transition, dirigé par le journaliste et éditeur Chérif Sy.

Le 11 octobre 2015 sont prévues des élections présidentielles et législatives qui doivent frayer le chemin d’une renaissance démocratique. Les forces contre-révolutionnaires et restauratrices se sont manifestées dès le renversement du pouvoir tandis que le camp révolutionnaire montrait des signes de démembrement et dispersion.

Aujourd’hui, l’ancienne Garde présidentielle (RSP) conserve une forte influence et une tentative de putsch finalement déjoué a visé en juillet le premier ministre Isaac Zida. Les acteurs de la société civile les plus importants pendant le soulèvement se tiennent volontairement à l’écart des évènements politiques et situent leur rôle dans le domaine de l’observation, du contrôle et de la vigilance.

Le Burkina Faso était-il vraiment prêt au retrait de Blaise Compaoré et à la dissolution de l’ancien régime ? Existait-il une vision politique et sociétale suffisante pour servir de base à un réel changement politique et non pas seulement à un changement du personnel politique? Considérant les difficultés de la transition politique, peut-on, malgré tout, considérer les évènements d’octobre 2014 comme le début d’un mouvement démocratique voire d’une révolution ? Quelles seraient les mesures sociales et politiques, les transformations à mettre en œuvre pour pouvoir parler d’une révolution, et éventuellement d’une révolution au sens de Thomas Sankara ? Etait-il judicieux et nécessaire de miser presque tout sur la tenue d’élections le plus rapidement possible ? Ou s’agit-il là d’une erreur de ce jeune mouvement démocratique ?

N’aurait-il pas été plus judicieux de mettre en place, pendant la phase de transition, des changements révolutionnaires rapides, décisifs et concrets, soutenus pas une pression organisée et appropriée de la société civile ?

Quel jugement porter sur le résultat de l’élection présidentielle ? Une ouverture démocratique est-elle possible, même avec une « vieille garde » qui fait encore la pluie et le beau temps dans le pays ? Et si oui, comment ? Dans quelle mesure des transformations révolutionnaires ont-elles une chance d’être mise en oeuvre après les élections ? Ou bien faut-il s’attendre à ce que la politique se poursuive sous le sceau du « business as usual », en n’entraînant finalement qu’un changement du personnel politique ? Quel rôle joue Blaise Compaoré depuis son exil en Côte d’Ivoire et quelle est l’attitude de la France ? Comment la solidarité internationale envers un Burkina Faso sur la voie de la démocratie peut-elle se matérialiser? Quelles sont les forces en présence qui devraient être alors considérées comme des partenaires privilégiés en vue de ce changement ?

Avec:

Francis Kpatindé : né au Bénin, il a effectué en France des études de sciences politiques, diplomatie et gestion des organisations internationales. En dehors de collaborations ponctuelles avec l’Onu et l’UNHCR, il s’est essentiellement consacré au journalisme et fût notamment rédacteur en chef de Jeune Afrique. Il a parcouru la plupart des pays l’Afrique, d’Europe, des Caraïbes et d’Amérique du Nord. Il est depuis quelques années maître de conférence à Sciences Po Paris.

Ra-Sabla Ouédraogo : Docteur en économie, il a étudié au Burkina Faso, au Bénin et en France. Il dirige l’institut de recherche indépendant FREE Afrik qui consacre l’un de ses programmes à l’économie de la culture. Ra-Sabla Ouédraogo s’engage pour la liberté et le développement en Afrique en proposant des alternatives politiques et met en garde contre l’illusion d’un développement conçu comme un « clonage civilisationnel ».

Aziz Salmone Fall :
Enseignant en politique, anthropologie et relations internationales à l’université Mc Gill et l’université de Québec. Politologue et panafricaniste, il est l’un des fondateurs du Grila (Groupe de recherche et d’initiative pour la libération de l’Afrique). Il dirige avec un collectif de 21 avocats et personnalités, la première campagne internationale contre l’impunité dans l’affaire de l’assassinat de Thomas Sankara.

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Das Symposium ist Teil des neuen AfricAvenir Projekts "Unsere Zahl ist unsere Stärke" - Junge Demokratiebewegungen in Afrika, Oktober 2015 – Dezember 2016, und wird in Kooperation mit der Rosa-Luxemburg-Stiftung und der Volksbühne durchgeführt.

Mit freundlicher Unterstützung durch die Landesstelle für Entwicklungszusammenarbeit bei der Berliner Senatsverwaltung, Brot für die Welt, Auswärtiges Amt, Engagement Global im Auftrag des BMZ.

Partner: Arbeitskreis Panafrikanismus, Kulturreferat der LH München, Stoffwechsel e.V., Afrique-Europe-Interact, Vereinigung der in NRW lebenden Burkinabè, AfriCologne e.V., Panafrikanität Afrikanische Diaspora in Europa (PADE), FilmInitiativ Köln e.V.

Medienpartner: WDR - Funkhaus Europa, Deutsche Welle, Berlin Postkolonial, Humboldt Universität, Club der Freunde von RFI, Piranha Arts AG, Afrikamera, AfroHeat, Rap2soul.de - Black Music Portal, Peli One FM, Faluma.com, AHOI, Zentrum Moderner Orient

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