{"id":1367,"date":"2010-01-12T15:18:00","date_gmt":"2010-01-12T14:18:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africavenir.com\/rapport-de-stage-a-la-fondation-africavenir-international-par-mbobda-larissa\/"},"modified":"2023-10-06T11:29:42","modified_gmt":"2023-10-06T09:29:42","slug":"rapport-de-stage-a-la-fondation-africavenir-international-par-mbobda-larissa","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africavenir.org\/fr\/rapport-de-stage-a-la-fondation-africavenir-international-par-mbobda-larissa\/","title":{"rendered":"Rapport de stage \u00e0 la Fondation AfricAvenir International, par Mbobda Larissa"},"content":{"rendered":"<p>Rapport de stage \u00e0 la Fondation AfricAvenir International, par Mbobda Larissa, <br \/>Etudiante de 3\u00e8 ann\u00e9e (Licence), Universit\u00e9 de Yaound\u00e9 I.&nbsp;L\u2019acculturation et la m\u00e9connaissance de soi sont devenues normes dans la plupart des pays africains. L\u2019identit\u00e9 propre est bafou\u00e9e ou jet\u00e9e aux oubliettes et cela se manifeste par l&rsquo;abandon des valeurs propres au profit de celles de l&rsquo;occident int\u00e9rioris\u00e9es comme \u00e9tant des mod\u00e8les \u00e0 adopter pour se faire respecter. nPour une r\u00e9appropriation de ces valeurs sans lesquelles un d\u00e9veloppement r\u00e9el et durable en Afrique ne serait possible, l&rsquo;Africain a besoin de s&rsquo;ancrer dans sa culture, de la ressentir et de la promouvoir. C&rsquo;est l&rsquo;une des raisons pour lesquelles la Fondation AfricAvenir International\/Douala, qui oeuvre pour la Renaissance de l\u2019Afrique, le D\u00e9veloppement, la Coop\u00e9ration Internationale et la paix, organise chaque ann\u00e9e des sessions de stages ouvertes tant aux Africains qu&rsquo;aux Occidentaux d\u00e9sirant s&rsquo;impr\u00e9gner des r\u00e9alit\u00e9s africaines. Pour le compte de cette ann\u00e9e 2008, deux \u00e9tudiantes de l&rsquo;universit\u00e9 de Yaound\u00e9 I, Nguemtchueng Aim\u00e9e et moi-m\u00eame Mbobda Larissa, y avons men\u00e9 un stage d&rsquo;une dur\u00e9e de trois mois suivant des motivations personnelles et visant des objectifs&nbsp; bien d\u00e9finis par chacune. Ainsi, le pr\u00e9sent rapport \u00e9talera explicitement non seulement mes motivations et objectifs \u00e0 atteindre, mais aussi le d\u00e9roulement du stage proprement dit et l&rsquo;exp\u00e9rience acquise.<\/p>\n<p><b>I- MOTIVATIONS ET OBJECTIFS DU STAGE.<\/b><\/p>\n<p>Mon passage \u00e0 la Fondation AfricAvenir International n&rsquo;a pu s&rsquo;op\u00e9rer sans un bon nombre de motivations. En effet, je n&rsquo;ai eu connaissance de cette fondation que l&rsquo;an dernier, bien qu&rsquo;elle existait d\u00e9j\u00e0 depuis bon nombre d&rsquo;ann\u00e9es, notamment 1993. Et je dois cela \u00e0 quelques camarades qui avaient d\u00e9j\u00e0 suivi un stage l\u00e0-bas et qui ne tarissaient qu&rsquo;en \u00e9loges des exp\u00e9riences qu&rsquo;ils y avaient acquises. Notamment par la lecture de plusieurs ouvrages sur&nbsp; l&rsquo;Afrique dont ils n&rsquo;avaient connaissance jusque-l\u00e0 et qui leur ont d\u00e9voil\u00e9 la v\u00e9ritable histoire de l&rsquo;Afrique, mais \u00e9galement par l&rsquo;int\u00e9gration dans des projets dans lesquels ils furent actifs, projets qui poss\u00e9daient des fondamentaux de la Renaissance culturelle tels que l&rsquo;organisation des concours de langues maternelles.nEn dehors de ces rapports de camarades, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 \u00e9galement motiv\u00e9e par l&rsquo;apport du Professeur Kum&rsquo;a Ndumbe II \u00e0 mon jusque l\u00e0 savoir qui pourrait alors \u00eatre appel\u00e9 ignorance. En effet, d\u00e8s nos premiers contacts, en cours de sp\u00e9cialisation Civilisation des pays germaniques, il nous a confront\u00e9s devant l&rsquo;ignorance de notre propre histoire au profit de celle des pays de langue germanique, rendant par l\u00e0-m\u00eame notre extraversion existentielle \u00e9vidente. Cette prise de conscience du fait que nous m\u00e9connaissions en effet notre histoire, suscita en moi l&rsquo;envie de me d\u00e9marquer des autres. Aussi me fis-je la promesse de m&rsquo;enrichir autant que se peut sur mon histoire et de comprendre par-l\u00e0 m\u00eame l&rsquo;origine du sous-d\u00e9veloppement permanent dans lequel les pays africains stagnent jusqu&rsquo;aujourd&rsquo;hui.&nbsp; nComme troisi\u00e8me motivation, je peux mentionner le d\u00e9sir que j&rsquo;avais de m&rsquo;\u00e9loigner de l&rsquo;oisivet\u00e9 dans laquelle je tombais tout juste l&rsquo;ann\u00e9e acad\u00e9mique termin\u00e9e. M&rsquo;\u00e9tant rendue compte que c&rsquo;\u00e9tait une perte de temps et d&rsquo;\u00e9nergie qui ne me permettaient pas d&rsquo;\u00e9merger et de me cultiver hors du cadre de l&rsquo;universit\u00e9. En effet, nos universit\u00e9s publiques camerounaises n&rsquo;octroyant pas des offres de stages aux \u00e9tudiants, il s&rsquo;ensuit que l&rsquo;amas de connaissances&nbsp; th\u00e9oriques qui y est acquis, se trouve tr\u00e8s souvent&nbsp; dans la difficult\u00e9 d&rsquo;\u00eatre transf\u00e9r\u00e9 dans la pratique,&nbsp; si bien qu&rsquo;il ne demeure qu&rsquo;abstrait. Je d\u00e9cidai donc de consacrer ces vacances \u00e0 une formation qui pourrait m&rsquo;\u00eatre b\u00e9n\u00e9fique tant sur le plan personnel que professionnel. <br \/>&nbsp;&nbsp; &nbsp;<br \/>Motiv\u00e9e par tout cela, j&rsquo;arrivai donc \u00e0 la fondation le 3 Septembre 2008, date effective du commencement du stage. D\u00e8s ce jour, je me fixai quelques objectifs \u00e0 atteindre \u00e0 la fin du stage que je peux r\u00e9sumer ainsi :n<\/p>\n<ul>\n<li>Etre enrichie par un bon volume de livres relatant l&rsquo;histoire de l\u2019Afrique.<\/li>\n<li>Comprendre les m\u00e9canismes des rapports Nord-Sud dans le contexte des Relations Internationales.<\/li>\n<li>Apprendre \u00e0 relativiser les choses et avoir un esprit critique.<\/li>\n<\/ul>\n<p>nnMais aussi, <br \/>n<\/p>\n<ul>\n<li>Acqu\u00e9rir une certaine discipline de travail \u00e0 laquelle me pr\u00e9disposait ce stage et pouvant ainsi me rendre comp\u00e9tente et satisfaisante tant sur le plan national qu&rsquo;international.<\/li>\n<\/ul>\n<p>n<b>II- LECTURE DES OEUVRES BASIQUES<\/b><\/p>\n<p>La premi\u00e8re phase du stage fut purement th\u00e9orique. Elle consistait en la lecture des ouvrages, sous la recommandation du Professeur Kum\u2019a Ndumbe III qui jugea cela basique pour nous. Apr\u00e8s une courte discussion avec lui le premier jour, il nous a laiss\u00e9, ma camarade et moi, libres de choisir un livre parmi les diff\u00e9rents ouvrages dont regorge la biblioth\u00e8que que nous devions lire en l&rsquo;espace de deux semaines et&nbsp; ramener ensuite avec un rapport.&nbsp; Autant dire que cela ne fut pas ais\u00e9. nN&rsquo;\u00e9tant pas du tout habitu\u00e9e \u00e0 la litt\u00e9rature, sinon quelques romans de distraction, je me rendis compte qu&rsquo;il fallait vraiment de la motivation pour lire un livre scientifique ou historique. D&rsquo;autant plus que celui que j&rsquo;avais choisi \u00e9tait volumineux et je ne disposais pas encore d&rsquo;une m\u00e9thode efficace pour en faire un rapport. Ce que je ne manquai de rapporter au Professeur lors de notre seconde entrevue au sujet des livres qu&rsquo;on avait eu \u00e0 choisir. Nous d\u00fbmes alors lui avouer que cela ne fut pas du tout facile, d&rsquo;autant plus que novices, nous ne poss\u00e9dions pas encore les connaissances pr\u00e9liminaires pour appr\u00e9hender plus ais\u00e9ment certains ouvrages. Ayant compris nos pr\u00e9occupations, il nous \u00e9tablit une fiche de livres fondamentaux \u00e0 lire pour une vue d&rsquo;assemble de l&rsquo;histoire africaine, \u00e0 savoir :n<\/p>\n<ul>\n<li>&nbsp; &quot; L&rsquo;Afrique rel\u00e8ve le d\u00e9fi.&quot;<\/li>\n<li>&quot; Quel Cameroun voulons-nous pour nos enfants?&quot;<\/li>\n<li>&quot; L&rsquo;Afrique s&rsquo;annonce au rendez-vous la t\u00eate haute!&quot;<\/li>\n<li>La seconde vague de livres consistait en :<\/li>\n<li>&quot; Wettkampf um die Globalisierung Afrikas.&quot;<\/li>\n<li>&quot; Afrika ist im Aufbruch, Afrika ist die Zukunft.&quot;<\/li>\n<li>&quot; Dialogue en Noir et Blanc&quot;<\/li>\n<\/ul>\n<p>nLa premi\u00e8re vague devait se lire en l&rsquo;espace d&rsquo;une semaine tandis que la seconde en l&rsquo;espace de trois semaines car plus volumineux et complexes, toutes les deux devant \u00eatre rapport\u00e9es par \u00e9crit.<\/p>\n<p><b>III- INTEGRATION DANS DIVERS PROGRAMMES<\/b><\/p>\n<p><b>1- Foire du Livre de Francfort (Die Frankfurter Buchmesse)<\/b><br \/>&nbsp;&nbsp; &nbsp;<br \/>Apr\u00e8s une lecture intensifi\u00e9e de diff\u00e9rents ouvrages cit\u00e9s ci-dessus, le Professeur a jug\u00e9 bon qu&rsquo;il f\u00fbt temps de nous int\u00e9grer dans quelques programmes de la fondation. Le moment s&rsquo;y pr\u00eatait fortuitement car la Foire du livre de Francfort \u00e0 laquelle les Editions AfricAvenir\/Exchange&amp; Dialogue devaient prendre part se rapprochait \u00e0 grands pas, et un bien du travail devait encore \u00eatre abattu pour \u00eatre pr\u00eat \u00e0 temps. nAinsi, il nous fut dans un premier temps attribu\u00e9 la t\u00e2che de relecture des manuscrits&nbsp; saisis sur &quot;Quark Express&quot; afin d\u2019y apporter les corrections faites. Pour effectuer cela, une ma\u00eetrise de l&rsquo;outil informatique \u00e9tait recommand\u00e9e, et que je ma\u00eetrisais d\u00e9j\u00e0 d&rsquo;ailleurs. Ce qui fit que cette t\u00e2che ne fut en rien ardue, bien que souvent marqu\u00e9e par quelques petites difficult\u00e9s telles les coquilles non corrig\u00e9es qui impliquaient par la suite une totale relecture des manuscrits et emp\u00eachaient ainsi que le travail ne se d\u00e9roule en un laps de temps. Mais cela \u00e9tait aussi un avantage car nous avions ainsi la possibilit\u00e9 d&rsquo;avoir une id\u00e9e sur le contenu des diff\u00e9rentes oeuvres \u00e0 para\u00eetre tel que cela fut le cas pour &quot;Hickory Towm&quot; de Karin Oyono, &quot;Cafouillis&quot; du Prince Ren\u00e9 Bell, ou encore de &quot;Was hat denn Goethe in Afrika verloren&quot; du Prince Kum&rsquo;a Ndumbe III.nPar ailleurs, nous avons aussi d\u00fb assurer la r\u00e9sonance m\u00e9diatique de la participation des \u00e9ditions de la fondation&nbsp; \u00e0 cette foire. Pour cela, nous avons r\u00e9pertori\u00e9 via le net les adresses des diff\u00e9rents m\u00e9dias, qu\u2019ils soient francophones ou anglophones, africains, europ\u00e9ens, am\u00e9ricains ou asiatiques et leur avons envoy\u00e9&nbsp; les diff\u00e9rents catalogues de publications des Editions E&amp;D \u00e0 para\u00eetre \u00e0 la foire.nNous en avons fait de m\u00eame avec les adresses des diff\u00e9rents instituts de Germanistique, d&rsquo;Africanistique, des instituts Goethe, mais aussi des maisons de litt\u00e9ratures dans le monde&nbsp; au cas o\u00f9 ils seraient int\u00e9ress\u00e9s par ces publications. L&rsquo;ensemble de ces adresses a \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9 en dossier pour faciliter la t\u00e2che lors des prochains \u00e9v\u00e8nements similaires.nPour les amis personnels et autres connaissances du Professeur, il r\u00e9digea une lettre en fran\u00e7ais qui fut ensuite traduite en d&rsquo;autres langues, soit en anglais et en allemand et envoy\u00e9e \u00e0 leurs adresses respectives.nLa foire devant avoir lieu en Allemagne, une correspondance r\u00e9guli\u00e8re \u00e9tait entretenue avec l&rsquo;\u00e9quipe d&quot;AfricAvenir Berlin pour s&rsquo;assurer que le travail de leur c\u00f4t\u00e9 se d\u00e9roulait dans de bonnes conditions, \u00e0 savoir l&rsquo;\u00e9laboration des cartes de visites, l&rsquo;assurance que toute information n\u00e9cessaire figurait sur la homepage du site de la fondation, ou encore l&rsquo;\u00e9tablissement d&rsquo;un calendrier pour la foire. nLes Editions E&amp;D devaient \u00e9galement repr\u00e9senter quelques maisons d&rsquo;\u00e9ditions camerounaises telles que: Sopecam, Ifrikiya, Afr\u00e9dit, Cl\u00e9 et Tropiques. Ainsi nous devions \u00e9tablir des fichiers de leurs diff\u00e9rentes publications qui devaient \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 la foire, de m\u00eame que celles des Editions E&amp;D et de ses auteurs.nL&rsquo;apr\u00e8s foire fut aussi constitu\u00e9 en dossier. En effet, les contacts pris l\u00e0-bas par le Professeur ont \u00e9t\u00e9 class\u00e9s dans un fichier, de m\u00eame que les rapports de la foire r\u00e9dig\u00e9s depuis l&rsquo;Allemagne.<\/p>\n<p><b>2- Visite de Martine Jacquot au Cameroun.<\/b><\/p>\n<p>Un autre programme dans lequel&nbsp; je fus int\u00e9gr\u00e9e, fut celui de l&rsquo;organisation du s\u00e9jour de Martine Jacquot au Cameroun. Exer\u00e7ant plusieurs fonctions telles que celles de romanci\u00e8re, po\u00e8te, nouvelliste, essayiste, traductrice et photographe, Martine Jacquot, fran\u00e7aise d&rsquo;origine et canadienne de nationalit\u00e9 arrive sur les terres camerounaises le 25 Octobre pour une dur\u00e9e de trois semaines. N&rsquo;y \u00e9tant jamais venue, son programme devait \u00eatre organis\u00e9 de telle sorte \u00e0 lui donner une vue d&rsquo;ensemble des r\u00e9alit\u00e9s de notre pays, mais \u00e9galement qu&rsquo;elle aussi transmette un peu de son exp\u00e9rience du Canada aux populations locales: la fondation se proposait ainsi d&rsquo;\u00eatre un point d&rsquo;interculturalit\u00e9, de donner et de recevoir entre diff\u00e9rentes cultures. Pour cela, des conf\u00e9rences furent programm\u00e9es, des veill\u00e9es litt\u00e9raires \u00e9galement, mais aussi des rencontres et discussions avec des \u00e9l\u00e8ves, \u00e9tudiants et professeurs dans les \u00e9tablissements scolaires et universit\u00e9s de la place tels que le lyc\u00e9e d&rsquo;Akwa. ou l&rsquo;universit\u00e9 de Yaound\u00e9 I.nPar ailleurs, Martine Jacquot re\u00e7ut l&rsquo;offre d&rsquo;une visite guid\u00e9e&nbsp; des villes Douala, Yaound\u00e9 et&nbsp; Limb\u00e9, d\u00e9couvrant ainsi les richesses de notre pays, mais aussi ses points d&rsquo;ombre. Dans la ville de Douala, elle put ainsi d\u00e9couvrir non seulement certains monuments historiques \u00e0 Bonanjo, visiter des mus\u00e9es comme celui de &quot;Doual\u2019Art&quot;, le centre commercial d&rsquo;Akwa ou encore le march\u00e9 des fleurs \u00e0 Bonapriso, mais aussi un village \u00e0 r\u00e9putation artistique: Bonendal\u00e9. Je dois dire que cela fut aussi une nouvelle exp\u00e9rience pour moi qui d\u00e9couvrais r\u00e9ellement la ville de Douala, qui m&rsquo;\u00e9tais jusque-l\u00e0 que tr\u00e8s peu connue car je n&rsquo;y \u00e9tais venue que deux fois et juste pour des week-ends d\u00e9j\u00e0 programm\u00e9s.nNotons qu&rsquo;il fut accord\u00e9 une attention particuli\u00e8re \u00e0 l&rsquo;organisation des conf\u00e9rences tenues par Martine Jacquot et le Professeur. En effet le Professeur saisit cette occasion pour nous apprendre \u00e0 \u00e9tablir une &quot;To do liste&quot; valable pour n&rsquo;importe quel \u00e9v\u00e8nement. Il s&rsquo;agit en fait d&rsquo;une liste qui englobe les diff\u00e9rentes \u00e9tapes de la pr\u00e9paration d&rsquo;un \u00e9v\u00e8nement allant de la m\u00e9diatisation de l&rsquo;\u00e9v\u00e8nement s&rsquo;il est public, du tirage et distribution des tracts, de la pr\u00e9paration du lieu o\u00f9 se tiendra l&rsquo;\u00e9v\u00e8nement: climatisation (s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une salle), tables et chaises, sonorisation&#8230;ou encore du c\u00f4t\u00e9 gastronomique&#8230;<\/p>\n<p><b>IV- A LA DECOUVERTE D&rsquo;UNE VILLE INCONNUE: KRIBI<\/b><\/p>\n<p>En guise de remerciement pour le succ\u00e8s qu&rsquo;ont eu les Editions E&amp;D \u00e0 la foire de Francfort, le Professeur nous a offert ma camarade et moi un s\u00e9jour d&rsquo;une semaine dans une ville camerounaise de notre choix pour \u00e9largir nos horizons de connaissance du Cameroun. En effet, plusieurs jeunes camerounais, dont nous \u00e9galement, ignorent des contr\u00e9es de leur pays qui sont par ailleurs tr\u00e8s pris\u00e9es par les occidentaux, et n&rsquo;en entendent parler que par les m\u00e9dias bien qu&rsquo;\u00e9tant tr\u00e8s pr\u00e8s de nous. Pour rem\u00e9dier dans une petite mesure \u00e0 ce fait, nous avons port\u00e9 notre choix sur la ville de Kribi tr\u00e8s r\u00e9put\u00e9e pour ses belles plages et ses sites pittoresques. En pr\u00e9paration \u00e0 ce voyage, le Professeur nous recommanda des guides cartographiques et descriptifs de cette ville. Ce voyage cl\u00f4turait en fait notre passage \u00e0 la fondation, et il \u00e9tait pr\u00e9vu du mardi au dimanche de la derni\u00e8re semaine de Novembre. Le voyage se d\u00e9roula dans de bonnes conditions et notre premier souci d\u00e8s notre arriv\u00e9e fut celui du logement. Le choix du logement fut en fin de compte conditionn\u00e9 par les moyens dont nous disposions. En effet, nous avons finalement pu trouver une auberge tranquille de la place, qui en plus d&rsquo;\u00eatre propre, donnait \u00e9galement sur la mer &#8211; principal motif de notre choix pour cette ville -.nArriv\u00e9es en cours de semaine, les trois premiers jours furent \u00e9videment un peu timides car d&rsquo;apr\u00e8s les informations recueillies de quelques autochtones, elle ne s&rsquo;animait qu&rsquo;en week-end avec l&rsquo;arriv\u00e9e de touristes et jeunes d&rsquo;autres villes voulant s&rsquo;y d\u00e9tendre. Ainsi, nous passions notre temps \u00e0 visiter la ville en question, notamment ses quartiers, march\u00e9s, la mairie mais \u00e9galement les chutes de la Lob\u00e9 et les diff\u00e9rentes plages. L&rsquo;observation nous a permis d&rsquo;apprendre que la principale activit\u00e9 \u00e9conomique y est la p\u00eache, le commerce du poisson, mais aussi des objets d&rsquo;art ou pittoresques tels que les coquillages en provenance de la mer.&nbsp;&nbsp;&nbsp; nJe dois avouer que quelques pr\u00e9jug\u00e9s concernant cette ville ressurgissaient quelques fois lors de nos balades sur les plages. En effet, je m&rsquo;abstins tout au long de mon s\u00e9jour d&rsquo;y ramasser des coquillages, qui me rappelaient des histoires de mon enfance d&rsquo;apr\u00e8s lesquelles les &quot;mami wata&quot; jetteraient ces objets l\u00e0 intentionnellement dans le but d&rsquo;ali\u00e9ner et de poss\u00e9der ceux qui les ramasseraient.nPar ailleurs, j&rsquo;avais une peur bleue de la mer le tout premier jour, car ne sachant pas du tout nager et je m&rsquo;en approchais le moins possible. Mais peu \u00e0 peu et de plus en plus, j&rsquo;\u00e9tais attir\u00e9e par elle, si bien que je demandai finalement \u00e0&nbsp; quelques autochtones experts avec qui je m&rsquo;\u00e9tais li\u00e9e d&rsquo;amiti\u00e9 de m&rsquo;apprendre \u00e0 nager. Chose pas du tout ais\u00e9e \u00e9videmment surtout que les \u00e9l\u00e9ments naturels avaient de quoi y ajouter un brin de difficult\u00e9, notamment la ma\u00eetrise des vagues hautes, ce qui eut pour cons\u00e9quence que je bus une bonne quantit\u00e9 d&rsquo;eau, mais \u00e7a en valait le coup d&rsquo;essayer.nEn ce qui concerne notre nutrition, elle se constituait surtout de poissons, principale ressource alimentaire de la ville, qu&rsquo;il soit brais\u00e9, pann\u00e9 ou r\u00f4ti. En g\u00e9n\u00e9ral la vie \u00e0 Kribi n&rsquo;est pas co\u00fbteuse: le transport est assur\u00e9 soit par des taxis soit par des moto-taxis au prix de 150 Fcfa. Un autre fait remarquable est qu&rsquo;elle est tr\u00e8s propre et c&rsquo;\u00e9tait un plaisir pour nous de d\u00e9ambuler dans ses rues et la d\u00e9couvrir.nLe retour se fit avec un peu de regret car nous quittions la ville en plein week-end (samedi) et rations ainsi l&rsquo;occasion de voir la ville s&rsquo;animer v\u00e9ritablement, ce qui cr\u00e9a quelque peu le courroux des amis que nous nous y \u00e9tions fait entre-temps, mais avec la promesse d&rsquo;y revenir, car je peux le dire pour y avoir \u00e9t\u00e9, une ville comme Kribi en vaut le d\u00e9tour, mais juste pour un petit s\u00e9jour il faut bien le noter, car \u00e0 la longue elle devient ennuyeuse du fait de sa petitesse et du nombre limit\u00e9 d&rsquo;activit\u00e9s qui y sont pratiqu\u00e9es.<\/p>\n<p><b>V- DIVERS<\/p>\n<p>A- Exp\u00e9rience acquise<\/b><\/p>\n<p>Mon passage \u00e0 la fondation AfricAvenir et notamment dans la ville de Douala a \u00e9t\u00e9 riche en exp\u00e9rience touchant presque tous les points.nEn effet, je peux dire que personnellement, j&rsquo;ai pu atteindre en grande partie les objectifs que je me suis assign\u00e9s au d\u00e9but du stage. Cela ne fut certes pas facile et je crois que beaucoup est encore \u00e0 faire pour pr\u00e9tendre les avoir acquis, mais je crois que je poss\u00e8de d\u00e9j\u00e0 une bonne base en ce qui concerne l&rsquo;histoire de l&rsquo;Afrique, que je devrais maintenant approfondir par des lectures mieux cibl\u00e9es.nSur le plan professionnel, je peux dire sans risque de me tromper que j&rsquo;ai acquis une bonne discipline de travail. La rigourosit\u00e9 exig\u00e9e par le Professeur en ce qui concerne les heures d&rsquo;arriv\u00e9e et de retour de la fondation m&rsquo;a permis d&rsquo;avoir une conscience professionnelle pour la bonne marche d&rsquo;une structure, de pouvoir g\u00e9rer efficacement&nbsp; ma semaine dans le but d&rsquo;effectuer des t\u00e2ches en un temps bien d\u00e9termin\u00e9 et suivant un planning pr\u00e9cis, et d&rsquo;en faire des rapports lors des r\u00e9unions hebdomadaires. Par ailleurs, l&rsquo;int\u00e9gration dans les programmes m&rsquo;a permis d&rsquo;acqu\u00e9rir des savoirs faire que je ne poss\u00e9dais pas encore tel que l&rsquo;organisation d&rsquo;un \u00e9v\u00e8nement quelque soit sa nature.nSocialement, j&rsquo;ai pu nouer de bonnes relations avec les personnes rencontr\u00e9es \u00e0 Douala en g\u00e9n\u00e9ral malgr\u00e9 les diff\u00e9rences culturelles que j&rsquo;ai d\u00e9cel\u00e9es entre nous. En effet, mon exp\u00e9rience me permets de conclure que les mentalit\u00e9s ne sont pas les m\u00eames \u00e0 Yaound\u00e9 (ma ville d\u2019adoption) qu&rsquo;\u00e0 Douala. A l&rsquo;oppos\u00e9 de Yaound\u00e9 que j&rsquo;ai toujours trouv\u00e9 calme et monotone, Douala est tr\u00e8s mouvement\u00e9&nbsp; et riche en surprises surtout en ce qui concerne les habitudes des gens. C&rsquo;est \u00e0 Douala par exemple que j&rsquo;ai vu des adolescents sortir en pleine nuit \u00e0 l&rsquo;insu des parents pour aller s&rsquo;amuser dans les bo\u00eetes de nuit, ce qu&rsquo;ils trouvaient tout \u00e0 fait normal malgr\u00e9 ma d\u00e9sapprobation. Par ailleurs les habitudes vestimentaires m&rsquo;ont \u00e9galement marqu\u00e9. Sous le pr\u00e9texte de la chaleur, des adolescents comme des adultes s&rsquo;habillent \u00e0 limite de la d\u00e9cence, exposant la majeure partie de leur corps, si bien qu&rsquo;on se croirait en plein film hollywoodien. Que dire de la musique qui r\u00e9sonnait en longueur de nuit dans mes oreilles et m&#8217;emp\u00eachaient quasiment de dormir tranquillement? Je me demandais des fois si tous les jours de la semaine \u00e9taient propices pour la f\u00eate \u00e0 Douala et je m&rsquo;en \u00e9tonnais; \u00e0 ma connaissance, ce n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;en week-end qu&rsquo;on pouvait se le permettre car tr\u00e8s occup\u00e9 en semaine. naradoxalement avec cette ambiance dominante, j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9e par le nombre impressionnant d&rsquo;\u00e9glises r\u00e9veill\u00e9es dans cette ville, ce qui suscita par ailleurs en moi quelques questions sur ce fait. Autre remarque: l&rsquo;\u00e9ducation quelle soit scolaire ou universitaire, constitue un &quot;business&quot; \u00e0 Douala. Le grand nombre d&rsquo;\u00e9difices \u00e0 cette enseigne en t\u00e9moignent, certains n&rsquo;\u00e9tant m\u00eame pas autoris\u00e9s \u00e0 fonctionner en tant que tel.<\/p>\n<p>B &#8211; Impressions et suggestions<\/p>\n<p>Suite \u00e0 quelques impressions que j&rsquo;ai eues de la fondation, je ne manquerai pas de formuler quelques suggestions. Tout d&rsquo;abord je dois souligner que le stage en g\u00e9n\u00e9ral s\u2019est d\u00e9roul\u00e9 dans une bonne ambiance. J&rsquo;entends ici mes rapports avec le personnel d&rsquo;AfricAvenir qui m&rsquo;a tout de suite adopt\u00e9 d\u00e8s mon arriv\u00e9e et m&rsquo;a soutenu tout au long de mon s\u00e9jour, notamment la secr\u00e9taire Esther Njolle, l&rsquo;infographe Michel Telaguessong, le comptable Olivier Epoto et le charg\u00e9 des&nbsp; affaires culturelles Jean Ndoumbe. Mais je ne manquerai \u00e9galement de mentionner le soutien d&rsquo;Ekollo Charles Edmond, qui, stagiaire de la promotion de 2007 qui revenait pour un stage de toute autre nature que le notre, n&rsquo;a cess\u00e9 de nous encourager et de nous prodiguer des conseils quant \u00e0 la d\u00e9marche \u00e0 suivre; et celui mutuel de ma camarade Nguemtchueng Aim\u00e9e, avec qui j&rsquo;ai partag\u00e9 pas mal d&rsquo;exp\u00e9riences \u00e0 la fondation et hors de ce cadre.nLa remarque qui m&rsquo;a saut\u00e9 \u00e0 l\u2019\u0153il est que le&nbsp; travail que se fixe la fondation est \u00e9norme. Pour qu&rsquo;elle puisse mener \u00e0 bien ses objectifs, elle devrait se doter d&rsquo;une \u00e9quipe solide, capable d&rsquo;effectuer efficacement les projets de la fondation. Cette suggestion r\u00e9sulte de l&rsquo;impression que j&rsquo;ai eue par rapport \u00e0 des manquements au sein de l&rsquo;\u00e9quipe pr\u00e9sente, notamment d&rsquo;un coordinateur et d&rsquo;une biblioth\u00e9caire. nEn effet, plusieurs fois, j&rsquo;ai eu \u00e0 dire \u00e0 un int\u00e9ress\u00e9 de la biblioth\u00e8que qu&rsquo;elle n&rsquo;\u00e9tait pas fonctionnelle pour le moment, ce qui ne les ravissait pas \u00e9videmment \u00e9tant donn\u00e9 que des annonces \u00e9taient couramment lanc\u00e9es qu&rsquo;elle \u00e9tait disponible.nPar ailleurs, l&rsquo;absence d&rsquo;un coordonnateur au sein de la fondation se fait ressentir de mani\u00e8re flagrante. Du coup, il manque une organisation r\u00e9elle au sein de la structure de telle sorte que chacun doit faire autre chose que son domaine d&rsquo;activit\u00e9 lorsqu&rsquo;il y a affluence de travail. Cela se manifeste aussi par la d\u00e9pendance du personnel vis \u00e0 vis du Directeur, qui doit se charger de tout malgr\u00e9 ses nombreuses occupations et en l&rsquo;absence duquel le travail avance dans une lenteur maladive. Raison pour laquelle il se sent toujours indispensable pour la r\u00e9ussite d&rsquo;un projet.n Tout de m\u00eame je garde un bon souvenir de mon passage \u00e0 AfricAvenir International et je n\u2019ai certainement pas tout mentionn\u00e9 de l\u2019exp\u00e9rience que j\u2019y ai acquise, car tr\u00e8s diversifi\u00e9e!<\/p>\n<p>Mbobda Larissa<br \/>Stagiaire AfricAvenir.International<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rapport de stage \u00e0 la Fondation AfricAvenir International, par Mbobda Larissa, Etudiante de 3\u00e8 ann\u00e9e (Licence), Universit\u00e9 de Yaound\u00e9 I.&nbsp;L\u2019acculturation et la m\u00e9connaissance de soi sont devenues normes dans la plupart des pays africains. 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